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©️ Salon des entrepreneurs

 

Serai-je un jour à la tête d’un business tel que Leetchi, Le slip Français ou Le bon coin? Comment devenir la prochaine licorne française ? Mener à bien SON projet, CE rêve d’une vie, est-ce vraiment possible ?

Bien des questions que se posent aujourd’hui les futurs chefs d’entreprise, les CEO de demain. Pour tenter d’y répondre, pour rencontrer des professionnels ou encore se constituer un réseau, près de 50 000 personnes se sont données rendez-vous à la 25ème édition du Salon des entrepreneurs au Palais des Congrès le mercredi 7 et le jeudi 8 janvier 2018.
Créateurs, innovateurs ou simple curieux je suis allée à leur rencontre pour essayer moi aussi de me glisser dans la peau d’une future dirigeante. Quand « entreprendre » prend tout son sens.

Des solutions concrètes

Lors de cette journée si spéciale j’ai eu la chance d’être coaché par Madjid Yahiaoui directeur pédagogique à DSP (digital school of Paris) et professeur à PSB (Paris School of Business) ,VIP sur le salon. Je lui ai présenté un projet web et les conseils que celui-ci m’a délivré s’appliquent aussi bien dans le domaine du digital que dans tout projet de création d’entreprise.

Les 5 conseils :

La solitude est le fléau de l’entrepreneur, et il faut donc savoir s’entourer mais s’entourer des bonnes personnes. Les personnes de confiance (vos proches, ceux qui croient en vous), deviendront le début de votre réseau, un réseau que vous allez élargir pour créer une communauté, vous pourrez vous référer à cette communauté lors de votre lancement.

Le financement. C’est la principale préoccupation de l’entrepreneur. Comment trouver les fonds nécessaires pour mener à bien mon projet ?

Il y a bien sûr le très connu « crowdfunding » mais pour cela il faut que le réseau, évoqué précédemment, soit des plus solides. Il faut bien prendre en compte que l’on ne se fait de potentiels VRAIS clients qu’à partir du moment ou notre communication atteint des personnes que nous ne connaissons PAS. Le « love money » traduisez « l’argent des proches » n’est généralement pas suffisant pour lancer son business et leur intérêt pour ce que l’on propose est souvent biaisé par leur non-objectivité quant à notre travail.

Si l’on ne peut pas établir de crowdfunding on peut recourir à des « stratégies payantes ». Par exemple, on peut mettre en place un système de pré-ventes, c’est à dire que l’on demande à nos futurs clients d’avancer l’argent nécessaire à la réalisation du service ou du produit que l’on propose afin de pouvoir mener à bien sa réalisation.

Il y a bien sûr les fameux « business angels » dont on entend si souvent parler. Telles des créatures magiques débarquées de la planète de la générosité et des portefeuilles remplis, ils arriveraient lors de votre création pour miraculeusement vous apporter les fonds qui vous manquent avec l’assurance de pouvoir retrouver cet investissement décuplé, par la suite. La réalité est tout autre: si les business angels existent ils ne sont pas une solution sur laquelle il faut compter pour assurer tout son financement. Pour attirer des business angels, il faut que votre projet possède une véritable attractivité que soit en terme d’innovation et de business model. De plus, il n’y a pas un business angel pour chaque entrepreneurs et, encore une fois, faute de réseau les choses s’avèreront bien compliquées.

Si tout cela vous semble encore infaisable ou trop effrayant il y a encore la méthode du « bootstrapping », sous-entendu : se débrouillez avec les moyens du bord ! Pour cela il faut tacher de faire le plus possible de petites économies et de ré-injecter immédiatement tout potentiel rentrée d’argent dans le développement de votre entreprise.

Beaucoup d’organismes, qui étaient présents sur le salon, peuvent répondre à vos questions concernant le financement comme par exemple : l’Agence France Entreprises, La CCI Paris Île-de-France, France Active… Nombreuses sont les aides et crédits destinés au lancement d’entreprises proposés par les banques et les régions.

« Le talon d’Achille de l’entrepreneurs c’est sa trésorerie » nous dit Madjid Yahiaoui.
Pourquoi ? Car si l’argent est au centre de tout pour l’entrepreneur c’est aussi le centre des problèmes. Il ne faut pas que la question du financement vous perturbe au point de ne penser qu’à cela et ne plus avancer sur votre projet.

Faites de votre business model votre priorité. Sans business model, pas d’entreprise. Inutile de se ruer dans les brancards et de communiquer tant que ce dernier n’est pas établi. Ne vous laisser pas distraire et mettez-y un point final avant de vous lancer. Ceci étant fait vous pourrez soumettre votre projet à vos proches et à toutes personnes susceptibles de vous donner des conseils. Vous pourrez également démarcher les banques et trouver la ou les meilleures solutions de financement (parmi celles évoquées plus haut).

Contrairement à ce que l’on peut penser entrepreneuriat n’est pas synonyme de souffrance. « Quand on entreprend c’est pour le plaisir. Si on quitte le salariat pour entrepreneuriat ce n’est pas pour se brider ». Alors posez-vous la question de votre épanouissement : êtes-vous heureux dans ce que vous faites ? Il faut que le plaisir soit au centre de votre démarche.

Je ne veux pas « entreprendre », suis-je normal(e) ?

Oui ne pas vouloir entreprendre n’est pas un crime ! Le phénomène (pourtant vieux comme le monde) de entrepreneuriat et le boum provoqué par le numérique, le modèle des start-ups ou encore de l’économie participative ces dernières années ont beaucoup modifié la vision que l’on se fait de l’entrepreneurship aujourd’hui. Créant même parfois des clivages, cette perception nous laisse penser qu’il y a deux types d’individus dans la société : ceux qui entreprennent et ceux qui suivent. Stop au « normal-shaming » : oui on peut ne pas vouloir créer sa société ou développer son idée sans pour autant être un fainéant ! L’entreprenariat se trouve dans la vie de tous les jours, dans une orientation scolaire, dans un projet de famille ou dans un tour du monde ! Nous sommes tous les entrepreneurs de nos envies et de nos rêves.

Eléanore Boutrois

#Étudiante MBA ESG #e-Business 2018
Rédactrice (spécialisée #digital, culture et voyages)
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